Events Ascame/ octobre 21, 2024/ En vedette, Projets Ascame
L’afflux massif de touristes est le principal défi pour le secteur des croisières dans la région méditerranéenne, selon l’Évaluation de l’impact environnemental (EIE) lancée par l’Institut Maritime et Marin de Chypre (CMMI), l’un des partenaires de l’ ECO-CRUISING FU_TOUR– le projet cofinancé par l’UE visant à exploiter le potentiel vert et bleu des PME du tourisme en Méditerranée occidentale. Ce rapport souligne que la Méditerranée est l’une des dix premières destinations de croisière au monde, attirant quelque 5,5 millions de passagers par an, et prévient que ce chiffre devrait atteindre entre 7 et 8 millions d’ici 2028. Une telle augmentation du nombre de touristes, surtout lorsque plusieurs navires de croisière accostent en même temps, peut submerger les zones urbaines de petite ou moyenne taille. Les principales conséquences sont la dégradation de l’environnement, la surcharge des infrastructures et la détérioration du patrimoine culturel, ainsi que des effets négatifs sur les communautés locales.
Face à cette situation, le CMMI a proposé une feuille de route avec des mesures spécifiques pour atténuer l’impact négatif de cet afflux de touristes, en se basant sur les pratiques durables promues par ECO-CRUISING FU_TOUR dans le secteur des croisières en Méditerranée. Le CMMI insiste sur le fait qu’ « il existe des mesures d’atténuation qui peuvent réduire de manière significative cet impact négatif, telles que l’amélioration des infrastructures, la promotion de pratiques touristiques durables ou la régulation du nombre de touristes ». Cette feuille de route se concentre sur trois mesures qui peuvent être très efficaces dans le secteur du tourisme méditerranéen:
- Engagement accru des autorités locales: Elles sont responsables de l’élaboration des politiques, de l’allocation des ressources et de la coordination de tous les acteurs concernés. Toutefois, leur engagement peut varier en fonction des changements politiques, des priorités et de la pression publique. Le tourisme durable exige des autorités qu’elles donnent la priorité à la préservation de l’environnement à long terme plutôt qu’aux avantages économiques à court terme.
- Plus de coopération de la part de l’industrie du tourisme: La coopération entre tous les acteurs du secteur est essentielle pour promouvoir des pratiques durables et se conformer aux réglementations existantes. Cependant, les entreprises donnent souvent la priorité à la rentabilité, ce qui peut entraîner une résistance aux mesures qui limitent le nombre de touristes ou augmentent les coûts. Une coopération efficace nécessite une plus grande implication de l’industrie pour innover et s’adapter aux pratiques durables, ce qui peut nécessiter des changements significatifs dans les modèles d’entreprise et davantage d’investissements dans les nouvelles technologies.
- Changer le comportement des touristes: Les touristes viennent d’horizons très divers et ne sont pas tous conscients ou désireux d’adopter des pratiques durables. Offrir des incitations à un comportement durable, telles que des réductions pour les transports écologiques ou des sanctions pour les déchets, peut contribuer à changer leur comportement.
A propos de ECO-CRUISING FU_TOUR
Le projet européen ECO-CRUISING FU_TOUR est cofinancé par l’Agence Exécutive Européenne pour le Climat, les Infrastructures et l’Environnement (CINEA), dans le cadre du Fonds Européen pour les Affaires Maritimes, la Pêche et l’Aquaculture (EMFF). Coordonné par X23 Innovation Bakery (Italie), il est mis en œuvre par les partenaires ENIT (Italie), ASCAME (Espagne), Green Evolution (Grèce), CMMI et Celestyal (Chypre), Leancubator (Algérie) et Tangier City Port Management Company (Maroc). Ce projet promeut le développement durable dans le secteur des croisières et du tourisme, en mettant l’accent sur la promotion de l’économie bleue en Méditerranée occidentale, en particulier en Italie, en Espagne, en Algérie et au Maroc. Le projet vise à relever des défis communs et à contribuer à la réalisation de trois objectifs principaux: un espace maritime plus sûr et plus sécurisé, une économie bleue intelligente et résiliente et une meilleure gouvernance de la mer.
