La Semaine Méditerranéenne des Leaders Économiques qui s’est déroulée à Barcelone, s’est achevée sur un bilan positif. Au cours de ces trois jours, plus de 1.200 experts et leaders économiques ont participé à des débats et ont échangé des idées et des propositions de collaboration au sein de la Société Civile euro-méditerranéenne avec la ferme volonté de soutenir l’Union pour la Méditerranée et Barcelone, dans son rôle décisif en tant que capitale économique et pont entre les rives nord et sud de la Méditerranée.
Dans le cadre de la Semaine, l’ASCAME (l’Association des Chambres de Commerce de la Méditerranée) a signé quatre accords de collaboration avec FEMOZA (Fédération Mondiale des Zones Franches), UNIMED (Union des Universités Méditerranéenne) AFAEMME (Association des Organisations des Femmes Chefs d’Entreprises de la Méditerranée) et MEDCITÉS (Réseau des villes côtières méditerranéennes), en vue de soutenir, depuis la Société Civile, l’Union pour la Méditerranée, basée à Barcelone et de créer un réseau de fédérations et d’associations méditerranéennes conjointes.
Ainsi, le Forum sur le Développement des Entreprises en Afrique du Nord (NABDF) a montré que la région du Maghreb ne devait plus être considérée comme une opportunité pour les entreprises européennes mais comme une vraie nécessité en temps de crise, et ce, pour l’ensemble des pays du sud de l’Europe tels que l’Espagne, la France et l’Italie. L’augmentation des exportations de l’Espagne (+ 30%) et de l’Italie (+12%) vers le nord de l’Afrique en est l’exemple le plus parlant. La France les suit de près avec une augmentation de ses exportations de 8% dans la région du Maghreb. L’intégration économique du nord de l’Afrique (Maghreb) est devenue un impératif pour l’intégration de toute la Méditerranée.
Un autre des objectifs atteints lors de cette Semaine a été la consolidation de la coopération publico-privée dans le domaine de la gestion des villes méditerranéennes. En ce sens, 80 maires de villes méditerranéennes et entrepreneurs se sont retrouvés à Barcelone, pour discuter les bases d’une collaboration étroite en matière de services et de promotion des villes. En termes de formation, il a été discuté la mise en place d’une sorte d’Erasmus en entreprises méditerranéennes et la création de bourses par le biais de programmes de soutien aux jeunes licenciés de la région. D’autre part, FEMOZA (la Fédération Mondiale des Zones Franches) a annoncé la création de l’Association des Zones Franches euro-méditerranéennes, regroupant une centaine de zones franches méditerranéennes.
En matière de Finances Islamiques, tandis que la France, le Royaume-Uni et d’autres pays européens ont adapté leur législation afin de permettre ce genre d’échanges économiques, certains pays tels que l’Espagne ont encore du retard. Il est important de souligner qu’aujourd’hui, les finances islamiques sont pratiquées dans 53 pays et des grands opérateurs nord-américains encouragent leur mise en place.
La dernière journée a été marquée par le Forum Meda Women qui a réuni les femmes entrepreneures de 16 pays de la Méditerranée qui ont débattu sur les initiatives permettant de favoriser la création d’emplois en faveur de l’entreprenariat féminin. Il est à noter que, dans l’ensemble des pays méditerranéens, le taux de chômage parmi les jeunes tourne autour de 50%. De même, il est intéressant de voir que, dans les pays de la rive sud, le pourcentage de femmes à haute responsabilité atteint 29% alors que dans l’Union Européenne, ce taux n’est que de 22%.
La VII Semaine Méditerranéenne des Leaders Economiques a été organisée par la Chambre de Commerce de Barcelone et l’Association des Chambres de Commerce et d’Industrie de la Méditerranée avec la collaboration de l’Union pour la Méditerranée (UpM), la Banque Européenne d’Investissement (BEI) ainsi que d’autres institutions.
