Barcelone, 20 juin 2016 – Depuis le début de 2015 commencèrent à arriver aux portes de l’Europe des flux massifs de réfugiés, principalement en provenance de Syrie, s’entassant dans des camps improvisés et éloignés des centres urbains des principales capitales européennes, entrainant une série de besoins logistiques comme l’approvisionnement en nourriture qui sont devenus une priorité importante et cruciale à aborder au sein de ce processus d’assistance humanitaire régional. La Journée mondiale des réfugiés que nous célébrons aujourd’hui, est l’occasion de souligner le rôle que joue le secteur privé dans cette crise humanitaire de portée régionale et internationale.
Logistique pour tous
Pour aborder avec succès les besoins des réfugiés, les gouvernements doivent collaborer avec les organismes qui savent comment distribuer les biens et identifier ce qui est nécessaire et quand. Dans des tragédies de cette ampleur, la pire crise humanitaire depuis la Seconde Guerre Mondiale, l’approvisionnement alimentaire et en médicaments se sont convertis en une affaire chaque fois plus importante et interconnectée. Les organismes gouvernementaux, seuls, n’ont pas les connaissances ou l’expérience pour gérer ce type d’opérations, à l’inverse de l’industrie logistique et du transport qui comprend le fonctionnement de la chaine logistique et comment transporter les marchandises dans des conditions extrêmes.
Comme Eduardo Rodríguez Llado, Chargé des approvisionnements du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), l’expliqua durant le 14e Forum Méditerranéen de la Logistique et du Transport, organisé par l’Association des Chambres de Commerce et d’Industrie de la Méditerranée (ASCAME) et célébré il y a quelques jours à Barcelone, « pour assister les réfugiés, nous devons apporter des produits et les distribuer, nous avons besoin d’infrastructures efficaces ». Incontestablement, « nous nécessitons un réseau logistique pour l’approvisionnement efficace du matériel humanitaire qui nous arrive », avoua Bárbara Díaz, de la Croix Rouge.
Il y a, indéniablement, un gap dans le fait que le secteur privé et les entreprises ont un important vide à combler. Il faut inciter et supporter ces entreprises à jouer un rôle majeur dans cette gestion. En ce sens, les Chambres de Commerce de la région méditerranéenne, représentées par l’ASCAME, occupent une place idéale respectivement à cette thématique afin de garantir le succès dans l’intermédiation entre les gouvernements nationaux et la communauté entrepreneuriale locale.
