Events Ascame/ juillet 17, 2026/ En vedette, Événements
Le 10 juillet, le Président de l’ASCAME, le Dr. Josep Santacreu, a participé à l’ouverture officielle de la deuxième journée des MedCat Days 2026 à Barcelone, une édition entièrement consacrée à l’opportunité que représente le Pacte pour la Méditerranée pour construire une Méditerranée plus forte, plus connectée et mieux préparée à relever les défis à venir. Il était accompagné de M. Jaume Duch, Ministre des Affaires européennes et étrangères de la Generalitat de Catalogne; M. Francisco Joaquín Gaztelu, Directeur à la Direction Générale du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et du Golfe (DG MENA), Mme. Marie-Antoinette Maupertuis, représentante du Président du Comité européen des régions, et M. Fadi Hajali, Secrétaire général par intérim de l’Union pour la Méditerranée.
Tous ont mis en avant les priorités essentielles pour l’avenir : une gouvernance à plusieurs niveaux, une coopération renforcée entre les institutions, les citoyens et le monde des affaires, un engagement face aux défis communs et à la responsabilité partagée, ainsi qu’un leadership régional fort pour garantir la mise en œuvre efficace du Pacte.
Le Dr. Santacreu a souligné que « la Catalogne a toujours considéré la Méditerranée comme un espace de connexion, un pont entre l’Europe, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient ». Il a insisté sur le fait que c’est précisément là l’ambition du Pacte : « Une relation renouvelée entre l’Europe et son voisinage le plus proche, fondée sur la coresponsabilité, la co-création et l’intérêt mutuel ». C’est pourquoi il a insisté sur le fait que « l’Europe doit se tourner davantage vers la Méditerranée ».
Le Président de l’ASCAME a souligné que « le Pacte ne pourra aboutir que s’il est élaboré de manière collective, en associant les institutions, les entreprises, les universités, la société civile et les organisations internationales ». Il a ajouté : « Dès le début, le secteur privé doit avoir son mot à dire dans la conception et la mise en œuvre du Pacte, car les PME méditerranéennes constituent l’épine dorsale de notre économie : elles créent des emplois, stimulent l’innovation et relient les deux rives de la région ». Il a également rappelé que l’ASCAME avait été fondée à Barcelone il y a plus de quarante ans avec la même mission : « Jeter des ponts, instaurer la confiance et contribuer à une Méditerranée plus intégrée et plus prospère ».
De l’idée à l’action : un leadership territorial pour promouvoir une Méditerranée connectée et centrée sur l’humain
La deuxième journée des MedCat Days à Barcelone a fait passer un message clair : la Méditerranée dispose déjà de solutions ; ce dont nous avons besoin à présent, c’est d’un leadership territorial et d’une gouvernance intégrée (à plusieurs niveaux) pour les transformer en actions communes. Au cours des trois tables rondes, les intervenants se sont accordés sur les priorités suivantes :
- Le leadership territorial : Les villes, les régions et les îles doivent être au cœur du Pacte. Plusieurs intervenants ont mis l’accent sur les îles méditerranéennes, qui constituent de véritables « laboratoires vivants », des lieux où les enjeux liés à la gestion de l’eau, aux déchets, aux migrations, à la cohésion sociale et à la résilience climatique sont abordés au quotidien, générant des innovations susceptibles d’être transposées à l’échelle de toute la région.
- Gouvernance à plusieurs niveaux : Il est essentiel d’assurer la cohésion entre les niveaux local, régional, national et européen. Les réseaux existants doivent être intégrés à des plateformes publiques, grâce à des financements accessibles aux acteurs territoriaux.
- Une véritable vision Sud-Nord : Les partenaires du sud de la Méditerranée doivent participer à l’élaboration des plans d’action du Pacte, afin de faire de la région un pont entre les continents et la porte d’entrée de l’Europe vers l’Afrique.
- Investir dans les personnes : La jeunesse, la fidélisation des talents, les universités, le dialogue culturel et l’esprit d’entreprise sont essentiels pour créer des emplois de qualité et renforcer la compréhension mutuelle.
- Développer les bonnes pratiques : Il existe déjà, dans toute la région méditerranéenne, des solutions éprouvées en matière de gestion de l’eau, de dessalement, de gestion des crises, de collaboration entre la recherche et l’industrie, ainsi que de mobilité des jeunes. Le Pacte doit mettre en relation, reproduire et déployer à plus grande échelle ces modèles efficaces afin que les territoires puissent bénéficier de l’innovation partagée.
Interreg NEXT MED : Renforcer la coordination à plusieurs niveaux dans la région méditerranéenne
La veille, le programme Interreg NEXT MED, auquel l’ASCAME contribue activement en tant que partenaire de projet, était représenté lors de la session intitulée « Gouverner le Pacte : favoriser la coordination à plusieurs niveaux et la mise en œuvre territoriale ». M. Vincent Ernoux, Coordinateur de l’antenne de la Méditerranée occidentale, a souligné l’importance de l’appropriation territoriale, d’une véritable coopération entre les deux rives et d’une implication accrue des acteurs régionaux et du secteur privé pour que le Pacte ait un impact concret. M. Ernoux a insisté sur le fait que :
- Le Pacte ne pourra aboutir que si les territoires et les citoyens s’en approprient.
- Le programme NEXT MED met l’accent sur la coopération plutôt que sur des projets isolés, en veillant à ce que les initiatives soient élaborées conjointement par des acteurs des deux rives.
- Une implication accrue des acteurs locaux et régionaux ainsi qu’une participation renforcée du secteur privé sont essentielles pour amplifier l’impact.
- Les synergies entre les programmes Interreg et les institutions régionales sont essentielles pour éviter la fragmentation et renforcer la cohérence.
Les discussions menées lors de cette session ont également mis en évidence la nécessité :
- Une coopération décentralisée renforcée et une meilleure visibilité des initiatives locales.
- Des approches plus intégrées en matière de développement urbain, de tourisme, d’éducation et de mobilité des jeunes.
- Un écosystème scientifique méditerranéen capable d’éclairer les politiques relatives à la résilience climatique, à la pénurie d’eau et à la diplomatie environnementale.
- Donner les moyens aux conseils et associations de jeunes existants de faire en sorte que leur voix influence les politiques régionales.
